Ma mère du Nord

Louis Fournier - Editions Stock
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Jean-Louis Fournier

Editions Stock
17,50 €
Récit

Comme certains auteurs, Jean-Louis Fournier a comme source d’inspiration, sa propre vie, enfant, mari et père. Avec beaucoup de pudeur, il a écrit sur ses enfants, sur son épouse chérie, décédée. Aujourd’hui, comme pour garder le meilleur pour la fin, avec  la volonté toujours et encore, de mettre ses proches dans un livre afin d’en faire des héros littéraires qui ne peuvent mourir, il publie “Ma mère du Nord”. Un livre dont sa mère est l’héroïne. C’est bien ce sentiment puissant que l’on ressent à la lecture de ce récit : la volonté de la faire revivre. En consultant de vieilles photos, en écoutant les témoignages des amies de sa mère, l’auteur a cherché à retrouver les souvenirs que le temps avait enfoui.
Un hommage bouleversant
Par une successions de petits chapitres en forme de chroniques, d’évocations pleines de tendresse et de mélancolie, Jean-François Fournier raconte Sa Mère. Mariée à un médecin alcoolique, bousculée par une mère bigote, envahissante et autoritaire, elle n’a jamais eu la belle vie qu’elle avait rêvée jeune fille. Et l’on sent à travers ces lignes, tout le regret que l’auteur a de ne l’avoir pas su heureuse. Il aime son courage, sa modestie, sa discrétion et sait combien il doit à cette mère qui a partagé avec ses enfants l’amour des arts. C’est sans aucun doute pour elle, pour qu’elle soit fière de lui, qu’il est devenu écrivain. Mais il n’a jamais pris le temps, osé le lui dire. Encore une fois, L’homme du nord a écrit avec cet humour noir qu’on a découvert et aimé dans ses autres récits, une oeuvre tout à fait personnelle, foisonnante d’anecdotes. Il nous rappelle avec une ironie qui cache sa pudeur, combien il est important de dire nos sentiments à nos proches. Maintenant qu’elle n’est plus, alors qu’enfant elle lui ait appris à taire ses sentiments, Jean-François Fournier signe ici une belle déclaration d’amour.

 Extraits :  : “Ma mère s’appelait Marie-Thérèse ; Marie comme la Vierge, Thérèse comme la petite sainte de Lisieux qui passait sa wassingue sur le carrelage du couvent en priant Dieu. Elevée dans l’encens et l’odeur de sainteté, elle n’a pas eu une jeunesse folichonne, elle ne devait pas rire tous les jours dans sa famille. Sa mère s’appelait Delphine, nous l’appelions « bonne maman d’Arras ». Elle était austère, pas très rigolote, plutôt bigote, un peu froide et pas conductrice de la chaleur. »

« Notre mère jouait très correctement, elle avait pris des leçons. Soixante ans plus tard, j’ai dans la tête son morceau favori, une valse de Brahms, la valse numéro 15 en la majeur. Je l’ai retrouvée, elle dure une minute trente-six. Une minute trente-six de bonheur. Le bonheur, ça ne dure jamais longtemps. »

« Mon père faisait quelquefois des cadeaux bizarres à notre mère, je ne sais pas s’ils lui faisaient plaisir, en tout cas ils la faisaient rire. Une fois, il a rapporté des gants et du parfum. La bouteille de parfum était dorée et en forme de tour Eiffel, comme celle qu’on gagne à la foire. Le parfum s’entait très fort. Notre mère a dit que c’était un parfum utile, il tuait les mouches. »

« Notre mère a décidé de trouver un travail à l’extérieur. Elle est entrée à la préfecture comme rédactrice. Elle a dû passer un concours. Elle redevenait étudiante, elle apprenait des matières nouvelles comme le droit. Un jour, mon père l’a surprise en train d’étudier. Il a compris qu’elle préparait un concours. Pour une fois, il a été très violent. Il l’a attrapée par les cheveux et l’a jetée dehors. Elle a été reçue première. Notre mère devenait fonctionnaire, et nous des fils de fonctionnaire. C’est mieux que fils-de-docteur-qui-boit. »

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