Le maître du jugement dernier

Le maître du jugement dernier - Léo Perutz - Editions Zulma
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Léo Perutz

 

Editions Zulma
 8,95 €
Roman

A Vienne, en 1909, une séance de musique chez Eugen Bischoff, un célèbre acteur vieillissant… Dans le salon donnant sur le jardin, Dina Bischoff, son jeune frère Félix, l’ingénieur Solgrub, le docteur Gorski et le narrateur, héros de cette histoire… Entre une sonate et un trio, entre Beethoven et Schubert, le comédien raconte à ses hôtes une bien curieuse histoire où deux personnages meurent sans que l’on puisse conclure au suicide ou au meurtre. Plus tard, dans la soirée, Bischoff s’absente et on le découvre alors, mort dans les mêmes conditions mystérieuses.
Le héros, le Baron von Yosh, est un jeune officier autrichien qui a été, et qui est encore, amoureux de Dina. Rêveur, impulsif, profondément tourmenté, il mène son enquête avec les trois autres hommes. Peu à peu, le mystère s’épaissit et, si quelque élément semble ouvrir une piste, il nous entraîne peu à peu dans l’irrationnel. La peur, la folie, la démesure rôdent autour de notre héros et se mêlent insidieusement à sa détermination et à ses actes. Nous oscillons entre la réalité de l’enquête et l’atmosphère de plus en plus fantastique du roman. Le Baron est-il le criminel ? La victime ? L’angoisse le terrasse et nous frissonnons avec lui.
Leo Perrutz est né à Prague à la fin du XIX ème siècle et a connu Franz Kafka. Pourtant, ce n’est pas à ce dernier que Le maître du jugement dernier nous fait penser mais plutôt à Edgar Poë avec ses Histoires extraordinaires et à Guy de Maupassant avec ses nouvelles, La Nuit et Le Horla. Le narrateur, dans un style fluide et élégant, nous emmène dans cet univers inquiétant. Nous nous y laissons conduire avec la connivence d’un lecteur sous le charme !

 Extraits :  “Cela me fit du bien de rester un peu là. Je respirai l’air humide et frais du jardin et j’épiais la respiration de la nuit en laissant le vent caresser mon visage. Je percevais au fond de moi un vague sentiment de peur qui me rongeait et me mis à craindre qu’on remarquât mon absence, qu’on se mît à ma recherche et qu’on me retrouvât finalement à cet endroit. Non ! Je devais rester seul ; je ne pouvais parler à personne en ce moment.”

“Et tandis qu’il ( Félix ) parlait, l’ancienne souffrance, la colère ardente qu’avait suscitée en moi cette déception et en même temps un sentiment nouveau qui m’avait été étranger jusqu’alors montèrent impétueusement en moi : la haine que j’éprouvais pour ce gamin planté devant moi qui touchait du doigt des choses que je gardais cachées au plus profond de moi même.”

“Dieu du ciel ! J’avais martyrisé mon cerveau toute la journée et voilà que le hasard… J’étais dans un état d’agitation extrême, car je mesurais l’ampleur de la découverte que je venais de faire. Cela me fit penser à l’ingénieur qui perdait son temps à attendre dans l’appartement du vieil usurier tandis que moi, deux minutes plus tard, je serais en face de la jeune fille qui avait prononcé ces mots étranges à propos du Jugement dernier et dont le sens avait un rapport mystérieux avec le suicide d’Eugen Bischoff. L’instant qui devait m’apporter la solution de cette énigme tragique était très proche, me sembla-t-il, et je l’affrontai avec un vague sentiment de crainte, d’angoisse que je ne parvenais pas à m’expliquer, tout en éprouvant une grande impatience et une grande curiosité.

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