Delta Charly Delta

 
Delta Charly Delta Laurent Guillaume
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Delta Charly Delta

Laurent Guillaume

Editions Denoël
19,90 €
Roman policier

 

Une jeune femme inconnue a été violée et laissée pour morte dans une caravane abandonnée dans un parking souterrain promis à la démolition. Cette agression n’est pas un cas isolé. D’autres victimes ont déjà été retrouvées. L’enquête revient à Marie, capitaine à la Police Judiciaire. C’est une jeune femme brillante mais fragilisée par un drame personnel. Elle essaie tant bien que mal de laisser les horreurs charriées par son univers professionnel loin de sa vie de famille.

De son côté, Makovski dit Mako, grand fumeur de Corona, flic de nuit dans le Val de Marne, enquête sur la mort de plusieurs dealers. Comme beaucoup de bons flics, désabusé par les procédures longues et parfois stériles, il aime travailler en solo et en arrive à utiliser de méthodes douteuses pour arriver à ses fins. C’est un flic de terrain, un chasseur qui connait chaque voyou de la banlieue. Il se voit également confier l’enquête sur le suicide d’un junkie nazi bien connu des services de police qui laisse derrière lui une fille, Angie et ses grands-parents terrorisés. Dans la violence de la banlieue parisienne, l’inspectrice de jour et le flic de la nuit vont devoir, chercher le dénominateur commun à toutes ces enquêtes et enquêter officieusement jusqu’à découvrir le pire.

Laurent Guillaume a écrit un polar réaliste, sans excès de morbidité. Sa carrière de commandant dans une unité spécialisée en anti criminalité et en violences urbaines dans le Val de Marne lui a permis de construire une histoire crédible, riche de détails plus “vrais que nature” sur le travail de fourmi des enquêteurs et sur le manque de moyens de la police. Le ton sec sans fioritures et les dialogues perspicaces rendent la lecture très plaisante. Les deux enquêteurs sont attachants et l’on souhaiterait, pour notre plus grand plaisir, voir le duo se reformer dans d’autres enquêtes.

 Extraits :”Je suis un flic de terrain, j’ai besoin de la rue. Avec les années j’ai développé une addiction, sans sevrage possible. Ça peut paraître étrange, mais j’aime ce monde-là … Les voyous, les junkies, les putes du bois et même les michetons. La nuit, j’ai l’impression d’être quelqu’un. C’est mon univers.”

” Elle retira sa veste qu’elle suspendit sur une patère de récupération. Ces derniers temps, le ministère de l’Intérieur se montrait plutôt radin dans ses dotations, si bien que l’essentiel du mobilier avait été récupéré lorsque l’hôtel des impôts, tout proche, s’était débarrassé de ses vieilles armoires métalliques, fauteuils à roulettes et tables pour en recevoir de nouveaux, tout neufs. Les encombrants qui jonchaient le trottoir en attendant d’être enlevés par les services de la mairie avaient fait le bonheur de nombreux flics de l’hôtel de police.”

 “Assis au volant de la 323i, Mako attendait que Marie le rappelle. Il avait rendu visite à Christine Favre, la mère de Samuel. Il l’avait un peu secouée, levant la voix, menaçant, exhibant ses poings. Elle avait fondu en larmes et Mako s’était senti minable. Mais il fallait ce qu’il fallait. Il était sorti du pavillon la tête baissée et s’était réfugié dans sa voiture. Il avait appelé Marie et lui avait confirmé que la machine était lancée. Marie avait alors téléphoné à son contact chez l’opérateur télécoms des Favre pour demander une géolocalisation urgente. Christine Favre n’allait pas tarder à appeler son fils. Du moins, Marie l’espérait.”

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