Chemins

chemins - Roman de Michèle Lesbre - Editions Sabine Wespieser
  • Facebook
  • Twitter
  • Google+
  • Pinterest

Chemins

Michèle Lesbre

Editions Sabine Wespieser
16 €
Roman

Des années après la mort de son père, Michèle Lesbre tente de se réconcilier enfin avec cet “intime étranger“, cet homme qu’elle a si peu et si mal connu. Pour l’approcher au plus près, elle va emprunter tous les chemins possibles. Un jour, de sa fenêtre, elle observe un quidam absorbé par la lecture d’un livre. L’ouvrage n’est autre que celui que lisait si souvent son père, un livre qu’elle n’avait jusqu’à présent pas réussi à lire, par peur d’indiscrétion, de pénétrer une intimité interdite… C’est le merveilleux retrait que traduit cet homme dans sa lecture, le même qu’elle observait si souvent chez son père, qui va la pousser à franchir le pas…
Des pistes à suivre
En lisant enfin ce fameux ouvrage, elle comprend alors pourquoi il plaisait tant à son père. Il est le premier déclencheur, le premier pas sur le chemin des souvenirs. A l’écoute de ses sensations, de ses émotions, elle suivra toutes les pistes qui se présenteront à elle. Les visites d’anciennes demeures, un voyage rythmé de paisibles étapes le long d’un canal, la douceur de l’ennui un jour de pluie, quelques rencontres humaines, tout sera propice à la réminiscence de ce qu’on partage avec ceux qu’on aime sans en avoir conscience. Michèle Lesbre nous invite ici à une méditation sur le passé et le rôle des souvenirs. On la suit d’autant plus facilement que chacun de ses mots nous invite à la rêverie.

Extraits : ” J’ai trois ans. Un homme qui me parait immense entre dans la minuscule cuisine de l’appartement du Souci à Poitiers, me prend dans ses bras, je ne l’ai jamais vu. Ma mère me demande de l’appeler papa. C’est mon père. C’est là que tout commence. Il tient beaucoup de place dans cette pièce exiguë où ma mère et moi avons vécu jusque là en symbiose. Il parle fort, envahit tout, dort avec elle. Mes nuits ne sont plus les mêmes, je n’ai plus accès au grand lit, le mien est au pied du mur, j’entends des bruits et des soupirs qui me troublent…”

Le canal dormait profondément. Derrière un rideau de peupliers, trois vaches paisssaient. Une silhouette féminine vêtue de noir semblait les garder comme autrefois, au temps de la campagne de mon enfance, où les animaux et les hommes vivaient ensemble. Je me suis assise dans l’herbe et j’ai regardé longtemps le voile frémissant d’insectes à la surface de l’eau, une eau d’un vert doré dans laquelle les peupliers étiraient leur ombre.”

Le paysage tranquille que traversait le train prit de plus en plus de place dans la douce somnolence que suscitent toujours en moi le bercement et le ronron perpétuel de la machine. Peu à peu, une autre campagne s’est imposée, une campagne simple et rude, mais dont la poésie me bouleversait déjà, enfant. Je me souvenais d’un matin où j’avais éclaté en sanglots à la pensée que toute cette beauté m’échapperait un jour, sans pouvoir l’expliquer, une intuition terrifiante qui me désespérait et qu’aucun des adultes présents n’avait su rassurer.”

À lire aussi...

100 idées reçues qui vous empêchent d'aller bien - Alexandra Dalu - Leduc Editions

Les 100 idées reçues qui vous empêchent d’aller bien

"Les 100 idées reçues qui vous empêchent d'aller bien", est un guide clair qui nous apporte des réponses précises, des conseils éclairés, sur différents sujets comme l' alimentation, le sport, le sommeil, pour nous permettre de démêler le vrai du faux et de cette façon, apprendre à prendre soin de nous.

Laisser un commentaire

Pin It on Pinterest

Share This