Le chant des dunes

Le chant des dunes - John Connolly - Editions Presse de la Cité
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John Connolly

 

Editions Presses de la Cité
 22 €
Policier

Après sa dernière aventure qui a failli lui coûté la vie, Charlie Parker s’est retiré à Boreas, petite ville du Maine, en bord de mer. Là, il soigne ses blessures à coups de lentes ballades sur la plage et de discussions avec Jennifer, sa fille décédée. Il sent sa présence et puise du réconfort dans ses apparitions. Il pense qu’elle l’aime suffisamment pour passer d’un monde à l’autre afin d’être près de lui. Le convalescent a pour voisines Ruth Winter et sa fille Amanda. Le détective ne sait pas encore pourquoi, mais il sent que cette femme a peur. A t-elle été choquée par le corps de Perlman noyé, retrouvé sur la plage, à quelques mètres de chez elle. Le jeune homme enquêtait sur Lubsko, un camp d’extermination déguisé en camp de travail. Ruth le connaissait-elle ? Parker constate, sans en comprendre le sens, que la jeune femme cache son judaïsme. Une nuit, un tueur pénètre chez Ruth, l’égorge et laisse sa petite fille vivante. D’autres meurtres sont commis dans la région : une famille complète, un barmaid et sa femme. Désorientée, sans piste concrète, la police tourne en rond ; Parker, quant à lui, se lance malgré sa convalescence sur une piste : celle qui plonge ses racines dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et dans la traque des anciens nazis cachés aux USA.
Quel plaisir de retrouver ici Charlie Parker. Toujours aussi brillant bien que désabusé, il aime indéfiniment sa famille même s’il ne vit plus avec elle. Après avoir frôlé la mort, il semble devenu encore plus dur, plus déterminé, rien ne peut l’arrêter.
Dans cette enquête, le lecteur retrouve également, avec beaucoup d’intérêt, les fidèles acolytes, Angel et Louis, l’un ex tueur à gages, l’autre ancien braqueur. Une fois de plus, ils vont l’aider à mener à bien ses investigations, et surtout le protéger sans aucune restriction morale, n’hésitant pas à être son bras armé, à tuer quand c’est nécessaire. Et avec Charlie Parker, c’est souvent nécessaire…

 Extraits :  “Wiesenthal était un homme déterminé et la justesse de sa cause, au-delà de toute critique. Il était aussi en avance sur son temps lorsqu’il comprit que, pour maintenir l’intérêt sur les crimes de guerre nazis, les médias n’avaient pas seulement besoin d’une histoire mais aussi d’une légende, dans tous les sens du mot : une figue à la fois authentique et au-delà de l’histoire, un être humain capable d’exploits extraordinaires et, dans le jargon des services de renseignements, une légende, avec une identité et un passé trafiqués. En faisant régulièrement apparaître les spectres de Josef Mengele et Martin Bormann, les croque-mitaines du nazinsme, Wiesenthal maintint les crimes du Troisième Reich sous le feu des projecteurs et laissa en même temps un peu de leur lumière l’éclairer.”

“Il y avait du sang sur le mur, sur les draps. Il en sentait même couler sur son front, mais ca ne le préoccupait pas. Il se félicita à nouveau d’avoir pris des précautions pour se protéger. La combinaison et le masque brûleraient sans problème et il se débarrasserait du couteau en le jetant dans l’océan, plus bas sur la côte. C’était un bon couteau mais facile à remplacer, et personne n’avait encore trouvé un moyen sûr d’éliminer une lame toute trace d’ADN. Même la tremper dans l’eau de Javel n’était pas sûr à cent pour cent, et pourquoi se donner cette peine alors qu’il n’y aurait pas de sitôt pénurie de couteaux dans les magasins. Ruth Winter s’effaçait déjà de sa mémoire quand il se retourna et se retrouva face à la fille.”

“Il n’entendit pas les pas sur le sable mou que lorsque l’homme fut presque sur lui. IL se retourna lentement, les bras écartés, tel le Christ attendant d’être emmené. Werner se tenait devant lui. Il avait troqué ses vêtements ecclésiastiques pour un jean tâché de peinture et un pull ample, des baskets blanches si vielles qu’elles étaient devenues grises. Le tout bon à jeter, pensa Parker. Werner s’en débarrasserait quand il aurait fini. Le pistolet dans sa main droite, avait des reflets bleus au clair de lune.
– Monsieur le pasteur.
– Vous ne semblez pas surpris.
-vJe savais que quelqu’un viendrait, finalement. Vous ou un autre – ça ne fait aucune différence. Maintenant que nous sommes là, je suis content que ça soit vous. En même temps, Steiner est mort et vous n’aviez sans doute plus personne à qui demander de l’aide.”

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