Avis à mon exécuteur

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Avis à mon exécuteur

Romain Slocombe

 Robert Laffont
21 €
Roman

 

Février 1941, un homme est retrouvé “suicidé” dans un hôtel à Washington. Il s’agit de Victor Krebnitsky, ex agent secret soviétique, qui avait toujours déclaré que “Si on me trouve suicidé, c’est que j’aurai été assassiné.” Aucune enquête ne sera faite. Mais “le grand mensonge” livre que Victor avait écrit quelques temps plus tôt réapparait en Allemagne. Dans ce témoignage, confessions posthumes, l’espion décrit sans complaisance, les intrigues entre les principaux dirigeants russes (Lénine, Trotsky, Staline…) et les sordides agissements des renseignements généraux russes dont il était un maillon. Il raconte comment il a découvert que Staline fait taire tous ceux qui en savent trop sur son passé et le gêne dans son ascension politique. Témoin gênant des exécutions et disparitions programmées par Staline, il sait que son tour viendra bientôt. Car comme il l’écrit “on quitte Staline les pieds devant“. On le voit alors se débattre pour protéger sa famille, essayer de trahir le moins possible ses amis et d’échapper à sa fin programmée. Le lecteur suit avec passion les errances, les doutes et questionnements politiques, les missions à exécuter, les trahisons, les assassinats qui remplirent la vie de Krebnitsky. C’est un récit vibrant, richement documenté entre récit historique et d’espionnage que nous offre Romain Slocombe. Le lecteur est saisi immédiatement et se plait à plonger dans l’une des périodes les plus sombres, les plus tristes de l’Histoire.

Extraits : “En ce temps là, Staline ne pouvait ordonner l’exécution de ses rivaux au sein du parti. On ne fusillait pas encore les Bolcheviks, et il devait se contenter d’éloigner des luttes politiques de Moscou les principaux membres de l’opposition dite “de gauche” en les faisant nommer ambassadeurs. C’est ainsi que deux proches de Trosky, les vétérans de la révolution Christian Rakovsky et Adolf Ioffé, s’étaient retrouvés l’un à Londres puis à Paris et l’autre à Vienne.”

J’ai décidé de rompre avec Staline le jour où je reçus l’ordre de participer à la traque et à l’exécution de mon plus proche ami, ainsi que son épouse et de leurs enfants. Mon camarade Nathan Poretski, plus connu sous le pseudonyme de “Igance Reiss” était un communiste courageux et sincère, qui venait d’annoncer publiquement sa défection et de renvoyer au Comité central sa décoration du Drapeau rouge, enveloppée dans le morceau de lin où il dissimulait son mandat de délégué au congrès clandestin du Parti polonais de 1919…. J’ai forcé mon esprit à reconnaître que je servais un despote totalitaire qui ne différait d’Adolf Hitler que par son vocabulaire socialiste : les reliques de son entraînement marxiste, des phrases creuses dont il joue et auxquelles il se cramponne hypocritement.”

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