Il y avait un monstre en moi

 
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Il y avait un monstre en moi

Frédéric Matwies

J’ai lu
6,70 €
Roman

 

Celui pour qui la “violence conjugale n’a pas de baromètre. Elle est ou n’est pas.” dissèque ce qui l’a conduit à devenir un mari violent. Il témoigne sans concession du processus qui l’a conduit à ce parcours de violence : des premières gifles, alors qu’il venait juste de rencontrer celle qui deviendra la mère de ses enfants, aux brûlures de cigarettes jusqu’au coup de couteau qui a failli la tuer.  Il analyse sans sans rien excuser son parcours de “monstre”. Il y a d’abord la passion destructrice qu’il éprouve pour la Sabrina alors jeune fille de 17 ans sans expérience et sans entourage familial bienveillant. Elle provoque des scènes de jalousie qui seront le terreau des premières fureurs. Puis la fragilité d’une histoire de vie où chacun des membres du couple avait lui même été victime d’ une enfance vécue dans la violence. “Il y a un mécanisme intractif dans la violence conjugale, mais il n’excuse rien“.

C’est après une thérapie et la participation à des  groupe de paroles pour hommes violents qu’il a pu comprendre les causes de cette violence.  Ce témoignage sans concession, il l’a voulu comme un acte de pardon et de réparation, pour lui-même et sa famille. Impressionnant.

Extraits : “Elle recule, lève les bras pour se protéger. Je frappe enoce. Elle baisse la tête, crie. Les coups tombent les uns sur les autres. Je ne me contrôle plus. Je l’entends pleurer. J’entends sa souffrance. Elle recule encore et se jette sur le lit. Elle se recroqueville en position de foetus. Et moi je continue de cogner. Elle me supplie d’arrêter mais je continue. Plus rien n’existe autour. Je ne m’inquiète de savoir si ma mère et François, qui sont dans le salon à l’autre bout du couloir, peuvent entendre…”

Les minutes qui suivaient mes accès de violence étaient elles aussi ritualisées. Juste après les coups, je voyais flou pendant quelques secondes, les objets, les murs et l’espace qui m’entourait semblait mouvant ; puis petit à petit, tout redevenait stable et net. Je me ressaisissais, pleurait parfois, et le plus souvent, je tentais alors de me rapprocher de la femme que je venais de tabasser pour (déjà) implorer son pardon.”

La violence conjugale est une gangrène. Quand elle fait partie de la vie d’un couple, elle ne se soigne pas. La seule solution est l’amputation. La séparation. J’entends toujours la même rengaine : pourquoi une femme battue reste-t-elle auprès de celui qui la martyrise ? C’est simpliste. Si elle n’a pas fuis dès le premier coup, elle est prise dans un engrenage dont il lui est extrêmement difficile de s’extraire….”

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